Lettre 5 - Janvier, doucement
- Camille Bourbon
- 15 janv.
- 2 min de lecture
Cher(e) toi,
Je suis rentrée à Oslo le 1er janvier, sans vraiment savoir comment ce mois allait se dérouler. Ici, tout le monde me répète : « tu verras, attends de voir l’hiver », ce qui, je dois bien l’avouer, m’a rendue un peu craintive.
Décembre a été très sombre et pluvieux, mais étrangement, cela ne m’a pas tant dérangée. C’était aussi un mois festif, rempli de lumières et de chaleur, et tout cela rendait les choses plus douces. ✨
J’écris ces mots le 9 janvier et il neige presque tous les jours depuis.
Pas énormément, juste assez pour offrir à la ville un délicat manteau blanc.
Et pour moi, la neige évoque tout un univers de sensations : le calme, le rêve, une forme de bonheur silencieux.
Tout semble différent. Les rues, les jardins, les arbres, les maisons : comme si la ville avait, elle aussi, décidé de ralentir.
Et puis il y a ce son, lorsque l’on marche sur la neige. Ce crisp feutré sous les pieds.
Il provoque toujours quelque chose en moi. Il me rappelle à quel point j’ai de la chance de vivre cette vie. Il me rappelle que la nature est essentielle, profondément.
Je vis un peu à l’extérieur du centre d’Oslo, là où la neige s’installe davantage.
Chaque après-midi, j’observe les enfants tirer leurs luges, rire, tomber, se relever, profiter de l’hiver tel qu’il est.
Ce qui m'inspire chez les Norvégiens, c'est qu'ils sortent. Tout le temps. Peu importe la saison, peu importe le temps. Ils sortent simplement et profitent de ce que la nature a à offrir.
Avant la fin de l’hiver, il y a une chose que je me suis promise de faire : partir en randonnée dans la neige, un jour de soleil, trouver l’endroit parfait et y dessiner un véritable ange de neige. Oui ! j’ai envie d’avoir cinq ans à nouveau, juste un instant.
Et si l’envie vous prend de faire la même chose… échangeons nos photos et notons nos œuvres d’hiver ❄️
Et ainsi, janvier continue : lentement, en blanc et rempli de petits miracles.
À très bientôt,
Camille




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