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Lettre 6 : Vivre l'hiver en douceur

J’ai toujours ressenti que l’hiver est une saison particulière même si je n’arrive jamais vraiment à savoir si je lui résiste ou si je l’aime davantage.

C’est une relation amour–haine silencieuse, celle où l’on se plaint un peu… mais où, au fond, on ne voudrait pas que ce soit autrement. 🙏🏻


Il y a ce froid qui s’infiltre vraiment en toi, parfois si profondément qu’on a l’impression que ce sont les os qui gèlent. Cette pluie minuscule, trop fine pour sortir un parapluie mais qui réussit quand même à te tremper. Ces journées grises qui s’étirent un peu plus que ce que l’on aimerait.


Et pourtant, l’hiver offre aussi ces matins où la neige tombe en gros flocons silencieux. Quand le ciel devient d’un bleu lumineux et que le soleil se reflète sur le sol blanc, rendant tout plus doux, plus calme, presque magique. ❄️

Le monde semble enveloppé dans une couverture de silence.


C’est exactement ce que je ressens pour ce premier hiver à Oslo.


Il me rappelle tellement les hivers de mon enfance, lorsque mes frères et sœurs et moi vivions dans le Jura en France. Certains jours, il y avait tant de neige que le bus scolaire avait du mal à passer. Nous arrivions en retard, les joues rouges de froid, à sonner à la porte en riant. Ces souvenirs me reviennent souvent, comme de petites sources de chaleur au cœur du froid.


J’aime l’idée que des saisons comme celle-ci créent doucement de nouveaux souvenirs.


Depuis ma fenêtre ici, je peux voir les montagnes et la neige sans même sortir. Rien que cette vue apaise quelque chose de profond en moi. Elle me fait rêver davantage, imaginer davantage, créer davantage.

L’hiver ralentit tout et dans cette lenteur, il ouvre de l’espace.


Ces derniers temps, je remarque à quel point le réconfort se cache dans de petits rituels d’hiver.


En ce moment, je me prépare la meilleure boisson chaude en arrivant au travail. C’est un mélange d’espresso, de chocolat, de gingembre, de collagène et de lait chaud. Cela ressemble moins à une boisson qu’à un câlin dans une tasse. ☕️


Je choisis le confort dans mes vêtements, sans aucune hésitation. Gros pulls, couches douces, bonnets en laine, bottes solides. Je ne suis peut-être pas très “mode” en hiver, mais je me sens profondément bien et cela change tout. Même dehors, à l’intérieur de mon manteau, je me sens protégée et au chaud.


C’est aussi le premier hiver où je prends vraiment des vitamines chaque jour. Je ne le faisais jamais avant, mais ici tout le monde me l’a conseillé et maintenant je comprends pourquoi. Cela aide plus que je ne l’aurais imaginé, autant pour l’énergie que pour l’humeur. Un petit geste de soin qui rend la saison plus douce.


Je remarque aussi que je fais moins qu’en été. Quand la nuit tombe tôt et que je rentre à la maison, il n’y a simplement aucune partie de moi qui a envie de ressortir. Alors à la place, je choisis quelques activités par semaine qui comptent vraiment et je les fais souvent juste après le travail, tant que j’ai encore de l’énergie.

L’hiver m’apprend à être plus intentionnelle avec mon temps.


Mais une chose ne change pas : je sors tous les jours. Même si ce n’est qu’une marche de vingt minutes. L’air frais, la lumière, le mouvement sont de petits rappels que c’est essentiel pour mon corps et pour mon esprit.


L’hiver ne nous demande pas d’en faire plus.

Il nous invite à faire les choses autrement.

À ralentir.

À chercher la chaleur.

À trouver la beauté dans les moments silencieux.


Et peut-être que c’est pour cela que, malgré le froid et les journées grises, je finis toujours par l’aimer un peu plus que je ne l’aurais imaginé. ✨

 
 
 

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